Magiques, les patchworks de Nicole Schmit
Les cimaises de la galerie d'art s'inondent de lumières, de torrents, de falaises ou, en contraste, de douceurs et de fluidités. Des tableaux ? Faits d'étoffes aussi multiples que l'imagination de l'artiste, ils composent le kaléidoscope proposé par Nicole Schmit.
Métier d'art
Au soir d'une carrière professionnelle entre haute couture, confection industrielle et surtout près de quarante ans d'enseignement dans la discipline, l'artiste a découvert le patchwork. Cette activité s'est développée, de la juxtaposition de pièces issues des déchets, vers une reconnaissance en tant que métier d'art. Le patchwork s'est hissé vers une vision novatrice, créatrice, dont la beauté est la constance obligée.
Au hasard d'une visite, Nicole Schmit s'est sentie « subjuguée par ces panneaux colorés qui ne répondaient à aucune autre règle que celle de leur créateur ». Le temps de saisir aiguilles, ciseaux, et crayons, s'offraient les premières naissances.
Si la technique ne lui posait aucun problème, le motif s'avérait motivant, valorisant à cause de ses contraintes, créativité, sens de l'harmonie, imagination. Nicole Schmit trace sa voie, voguant vers ses propres horizons après un court parcours en tradition –unique exemple : les flots bleus-.
C'est, immédiatement, une révélation. La magie s'installe, les bouts de tissus multicolores se joignent, se distendent, opposent ou marient leurs camaïeux et leurs couleurs. L'art s'apprivoise.
De tous formats, en long ou en large, d'un abstrait qui jamais ne freine l'attrait, les patchworks ne proposent que des ouvrages « actifs ». Les courbes, omniprésentes, en sont un prétexte irrépressible, l'arc-en-ciel du jeu –car c'en est bien un- varie à chaque instant, selon l'émotion, la pulsion qui le fit naître. « Ombres et lumières », « Palais d'été » ou « Cascade », les panneaux content leur histoire, leur destin, leur raison d'être.
Il n'est là que beautés, découvertes, harmonies. A voir au Chant des eaux profondes, les 20, 21, 27 et 28 septembre, de 10h à 12h et de 14h30 à 19h00.
Anne Anciaux


