Pouvoir créer, sans tenir compte des contingences matérielles, est le privilège des fonctionnaires à la retraite. Merci à l'Etat Providence !
A contrario, manger de la vache enragée n'est pas forcément un gage de talent.
Etre assuré(e) de son pain quotidien ne dispense pas de la fièvre créatrice, qui vous fait tout oublier, de jour comme de nuit. Se séparer de son œuvre est chaque fois une déchirure, c'est un peu de soi qui s'en va vers d'autres horizons, comme les enfants qui vous quittent pour devenir adultes, et comme les petits chats que l'on donne « pour qu'ils soient bien ». On souhaite que ses enfants réussissent leur vie et que ses propres œuvres apportent à ceux qui les regarderont, bonheur et sérénité.




